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L'interview de Yohann : MiamBot

Miambot veut simplifier l’organisation des recettes en centralisant les idées éparpillées sur Internet et dans nos téléphones. Yohann, son créateur, revient sur l’origine du projet, son modèle économique et ses ambitions.

Une publication de MiamBot

Microphone posé sur une table

Captures d’écran, vidéos, liens sauvegardés : les recettes s’accumulent sans toujours être faciles à retrouver. Avec Miambot, Yohann propose de les centraliser et de les transformer en fiches structurées, avec ingrédients, étapes et listes de courses. Né d’un besoin familial, le projet mise sur l’IA pour accompagner les utilisateurs au quotidien.

À quoi sert Miambot ?

Miambot permet de retrouver et d’organiser toutes les recettes qu’on met de côté. Quand on fait défiler les réseaux sociaux, on voit plein d’idées intéressantes, mais on finit souvent par les perdre. On accumule les captures d’écran, les liens, parfois même un fichier Excel, sans avoir de solution pratique pour les retrouver et les présenter agréablement.

Avec Miambot, on peut importer une recette depuis un site comme Marmiton ou 750g, un réseau social, une capture d’écran ou même une photo de son carnet de recettes — à condition que l’écriture soit lisible ! La recette est ensuite traitée et structurée dans un format commun, avec les ingrédients et les étapes.

Le jour où l’on veut cuisiner, on retrouve une interface pensée pour suivre facilement la préparation, même avec les mains pleines de farine. Les ingrédients sont associés aux étapes correspondantes, et des minuteurs avec notifications sont intégrés.

Un chatbot connaît également le contexte de la recette. On peut lui poser des questions ou lui demander des alternatives lorsqu’on est bloqué.

Miambot permet aussi de planifier ses repas, jour par jour ou semaine par semaine : petit-déjeuner, déjeuner, collation, dîner… Puis de générer la liste de courses correspondante.

L’application intègre également des éléments de gamification. Un export PDF sous forme de petit journal à imprimer est prévu prochainement.

Qu’est-ce qui t’a donné l’idée de créer Miambot ?

La première utilisatrice, c’est ma femme. Nous avons deux enfants et nous cherchons notamment des idées pour leur faire manger des légumes. C’est à partir de ses besoins que j’ai construit la première version, puis nous avons ajouté des fonctionnalités au fur et à mesure.

Une vingtaine d’amis ont également testé l’application et partagé leurs retours. Cela a donné lieu à une phase d’itération assez intense : une centaine de tickets ont été créés en une seule soirée pour prendre en compte tous les commentaires.

Quel problème concret cherches-tu à résoudre ?

La question éternelle du quotidien : « Qu’est-ce qu’on mange ? »

On passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux, on est saturé d’informations et on oublie les recettes qui nous avaient donné envie. L’objectif est de retrouver facilement ces idées et de pouvoir les cuisiner.

À qui s’adresse Miambot en priorité ? As-tu identifié un premier public à cibler pour développer le projet ?

Miambot s’adresse à toutes les personnes qui aiment cuisiner : hommes, femmes, enfants…

L’idée est de rendre les recettes facilement accessibles pour donner envie de passer à l’action.

Pourquoi un utilisateur choisirait-il Miambot plutôt qu’une solution étrangère ?

Parmi les solutions que j’ai regardées, j’ai identifié deux concurrents principaux : une application chinoise, que je trouve trop chère, et une application australienne, dont l’approche me paraît plus industrielle et moins chaleureuse.

À mes yeux, ces applications manquent aussi de pédagogie et n’intègrent pas le Nutri-Score.

Avec Miambot, je souhaite conserver une dimension familiale, conviviale et amicale. L’idée, c’est par exemple de pouvoir partager la recette de paella de sa grand-mère avec ses proches. Je vise avant tout un usage dans un cercle restreint.

Où en est le projet aujourd’hui ?

La V1 est disponible sur le Play Store et le site est en ligne depuis le mois d’août.

L’application est stable et utilisée quotidiennement. Aujourd’hui, je travaille surtout sur des ajustements et sur l’ajout de nouvelles fonctionnalités.

Quel est le modèle économique de Miambot ? Comment monétises-tu l’application ?

Miambot repose sur un modèle freemium. À la création du compte, l’utilisateur bénéficie de cinq imports premium, puis d’un quota d’imports gratuits chaque mois.

Les fonctionnalités premium comprennent notamment le chatbot, l’aide au remplacement d’ingrédients, le calcul du Nutri-Score et des données nutritionnelles par l’IA, ainsi que la génération d’images pour illustrer sa propre version d’un plat.

Elles incluent aussi la génération intelligente du planning : une recette de cookies sera, par exemple, proposée pour une collation plutôt que pour le dîner.

La liste de courses peut également être regroupée par plat, pour les utilisateurs qui préfèrent faire leurs achats de cette manière.

Nous proposons trois formules d’abonnement, inspirées du modèle de Spotify :

  • Solo, pour une personne.
  • Duo, pour relier deux comptes et partager une bibliothèque de recettes.
  • Famille, pour quatre comptes.

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