Je révisais un examen au surligneur. J'en ai fait une application.
Le Coach Transport n'était pas un projet d'application : c'était d'abord une candidate, un guide officiel et des annales. Voici comment l'outil est né, ce qu'il fait, et ce qu'il se garde de promettre.
Une publication de Le Coach Transport
Au départ, il n'y avait pas de projet d'application. Il y avait moi, avec la ferme intention de passer l'examen de l'attestation de capacité de transport de marchandises, et la méthode de tout le monde : le gros guide officiel d'un côté, les annales de l'autre. Je conçois des applications au quotidien ; il m'a fallu quelques chapitres pour me demander pourquoi je révisais avec un surligneur.
- 1
- Seule session d'examen par an. La manquer, c'est attendre douze mois.
- 37 %
- De candidats reçus à la session 2024 (source : ministère chargé des Transports).
- + de 880
- Questions expliquées, complétées par des fiches de révision et des études de cas corrigées.
Un examen qui ne laisse qu'une chance par an
Pour exploiter une entreprise de transport routier de marchandises avec des véhicules de plus de 3,5 tonnes, il faut justifier d'une capacité professionnelle. L'une des voies pour l'obtenir est un examen national, organisé une seule fois par an.
L'épreuve dure 4 h 15 : un questionnaire à choix multiples, puis deux études de cas. Le programme couvre huit thèmes, du droit à la gestion financière, en passant par la réglementation sociale et la sécurité. Il faut 120 points sur 200 pour être reçu, avec une note minimale à chaque épreuve : on peut atteindre le total et être recalé.
La matière est dense et la marge d'erreur étroite. À la session 2024, la dernière dont le rapport du jury est publié, 716 candidats ont été reçus sur 1 943 présents : un peu plus d'un sur trois.
La question qui a tout déclenché
Une matière aussi dense mérite mieux que de la relecture passive. Il me fallait des questions pour m'entraîner, des fiches pour synthétiser et un moyen de savoir où j'en étais vraiment.
Il fallait surtout que tout cela tienne dans ma poche. Mieux vaut des séances courtes et régulières, dans les transports en commun ou en salle d'attente, que des créneaux de quatre heures "quand j'aurai le temps".
Cet outil, je ne l'ai pas trouvé. Alors nous l'avons construit, à quatre mains.
Une application construite à quatre mains
Le fond d'abord : les questions, les fiches de révision, les études de cas, écrites et vérifiées avec mon conjoint, qui travaille depuis de nombreuses années dans le transport et la formation. La forme ensuite : le code, l'interface, et ce regard de candidate qui sait exactement où la révision coince.
Le tout en parallèle de mes missions clients : des soirs, des week-ends, pendant des mois. Avec des moments de doute, aussi. L'examen n'ayant lieu qu'une fois par an, manquer la fenêtre de sortie revenait à patienter de longs mois avant de savoir si l'application trouverait son public.
Aujourd'hui, Le Coach Transport réunit dans une seule application :
- Des quiz d'entraînement par thème, avec une explication pour chaque question
- Des fiches de révision thématiques
- Des études de cas corrigées et les annales des dernières sessions
- Des examens blancs chronométrés
- Un suivi de progression et un indice de probabilité de réussite à l'examen
Ce que l'application ne promet pas
Je préfère l'écrire clairement : Le Coach Transport ne garantit pas la réussite. Celle-ci dépend d'un travail que seul le candidat peut fournir.
C'est aussi un choix de conception. L'indice de probabilité de réussite est volontairement prudent : il retient les résultats les plus faibles du candidat plutôt que sa moyenne, et il n'affiche jamais 100 %. Quand on n'a qu'une tentative par an, mieux vaut un outil qui inquiète à temps qu'un outil qui rassure à tort.
L'application ne remplace pas non plus une formation. Elle la complète, pour réviser entre deux séances ou s'entraîner davantage, et elle accompagne tout autant ceux qui préparent l'examen seuls.
Enfin, je n'ai aucun taux de réussite à afficher : à ce jour, aucun candidat n'a encore passé l'examen avec cet outil. La session d'octobre 2026 sera la première, et je n'inventerai pas de chiffre d'ici là.
Et maintenant ?
L'application est sortie sur l'App Store en mai 2026, puis sur Google Play, où elle est ouverte à tous depuis août. Une plateforme destinée aux centres de formation est en phase pilote avec un premier organisme, et d'autres attestations suivront.
L'ironie de l'histoire ? À force de construire l'outil de révision, je ne passerai pas l'examen cette année. L'application est prête pour les candidats ; moi, pas encore.
Sources
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